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 Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören

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Sören Nielsen
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Articles : 51
Côté coeur : Veuf
Job : Directeur d'une boite de nuit, trafiquant d'arme.
Copyright : Vanaheim


MessageSujet: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 11:18

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Laissez moi vous raconter une histoire sur SÖREN NIELSEN , notre suspect du moment. Né(e) le 25 DECEMBRE 1974 A COPENHAGUE, il est donc âgé de   40 ANS. Dans la vie, il s'occupe en étant DIRECTEUR D'UNE BOITE DE NUIT ET TRAFIQUANT D'ARME (si c'est un espion rajoutez la mention:  mais en réalité il est Agent de/du  NOM DE L'AGENCE et son nom de couverture est: NOM PRÉNOM ). Il est actuellement VEUF ET CELIBATAIRE et montre des préférences BISEXUEL . Pour finir, il a avoué lors de l'interrogatoire que son chiffre favori était le NEUF ,qu'on lui avait déjà dit qu'il ressemblait à NIKOLAJ COSTER WALDAU et allait rejoindre les BLACK PAWN
Personne ne peut comprendre Sören, lui-même ne se comprend pas, c'est une belle pourriture c'est la première chose que vous devez savoir sur lui. Il est doté d'un égo surdimensionné, cet homme ne supporte aucune critique et il n'apprécie pas que l'on se compare à lui. C'est un homme charismatique qui sait parfaitement manier le langage et toutes ses subtilités, il n'a aucunement besoin de ses poings pour vous dire vos quatre vérités et vous détruire. Auprès de la gent féminine il est beau parleur et joue très bien la comédie, particulièrement machiste il dit que les femmes sont le sexe faible. C'est principalement pour cette raison qu'il est aussi attiré par la gent masculine, un besoin de se retrouver en face d'une personne de son acabit. Extrêmement sûr de lui, il a une volonté de fer, il ne se laisse jamais abattre c'est surement son plus gros trait de caractère, il n'abandonne jamais la bataille tant qu'il ne l'a pas gagné ça fait de lui un homme têtu et persévérant. Dans sa vie il n'y a que son propre confort qui l'intéresse, il se fout de la misère du monde comme de sa dernière chemise, vous êtes en train de vous faire frapper dans une ruelle ? Grand bien te fasse il passera à côté sans même jeté un coup d'œil en arrière. Son physique froid est l'une de ses grandes armes, vous saviez que pour attirer la gent féminine et masculine il fallait jouer l'indifférent ? Eh bien ça fonctionne parfaitement. Impulsif il ne sait pas contrôler sa colère mais préférera frapper dans un mur plutôt que sur votre joli minois. Il ne réfléchit jamais aux conséquences de ses actes. Lunatique, il peut devenir agressif d'une minute à l'autre. Rancunier, il ne fait confiance à personne et se méfie de tout le monde, il peut être à la limite de la paranoïa mais il a de très bonnes raisons pour être ainsi. C'est un homme particulièrement intelligent, silencieux il analyse la situation devant lui, lit dans votre regard comme dans un livre ouvert et se sert ensuite de vos plus grandes faiblesses contre vous. Possessif, s'il vous dit que vous lui appartenez-vous n'apparteniez à personne d'autre un point c'est tout n'essayez pas de le tromper parce qu'il deviendra incontrôlable. Particulièrement autoritaire quand il donne des ordres à ses employés ils doivent être respectés, à la moindre bavure il vous fera tuer. Oui parce que Soren ne se salira jamais les mains avec votre sang il payera quelqu'un pour ça. Autrefois il était doté d'un cœur avec des sentiments humain comme les autres mais il y a très longtemps qu'il n'est plus ainsi. Vous l'aurez compris, Soren personne ne peut l'aimer mais il vit très bien comme ça. Admirez-le mais ne lui dites jamais en face et il deviendra doux comme un agneau.
Sören est insomniaque depuis l’adolescence, il ne dort que deux heures par nuit et encore c’est quand il a de la chance. • Il est particulièrement bordélique et ne supporte pas le rangement dès qu’il a quelque chose dans les mains il le pose dans un endroit totalement différent de son habitude, par exemple la télécommande l’attend sagement dans les toilettes ou son livre est rangé dans le frigo oui il est tête en l’air en plus. • Il fume depuis l’âge de quatorze ans et se fout de ce que les gens disent sur les méfaits du tabac, il faut bien mourir de quelque chose non ? • Il boit un peu sans abuser de la bouteille il ne supporte pas de perdre le contrôle. • Il est atteint de mégalomanie, il ne désire qu’une chose c’est avoir le pouvoir et il s’aime d’une manière inconditionnelle, d’après les psychologues ça viendrait d’un manque affectif. • Un brin pyromane il est toujours en admiration devant des flammes ça le rend étrange. • Il peut dire à une femme qu’il l’aime simplement pour l’amener dans son lit, il ne ressent aucun remord de la jeter une fois son affaire fait. • La cuisine c’est pour les femmes, il ne touchera pas à une casserole. Généralement se sont ses maitresses qui font la cuisine pour lui. • Il est parti du Danemark quand il avait dix huit ans.• Il a été en centre de redressement de l’âge de quinze ans jusqu’à ses dix huit ans, après avoir été prit par la police en train de vendre de la drogue. • Il a fait des études de commerce et il était très doué pour ça. •  Il joue sans arrêt avec son briquet ce qui peut énerver les gens en face de lui. • Il organise très souvent des parties de poker clandestines. Le bluff c’est son domaine. • Il parle le Danois, le français et l’anglais couramment.
Quel est votre sentiment face au chiffre neuf ?  Depuis le début de toute cette histoire je ne me suis jamais fait autant d’argent. Alors le neuf c’est devenu mon porte bonheur aujourd’hui. Peu importe les morts qu’il y a eu et le climat de peur qui s’empare des gens j’adore cette ambiance moi.
En quoi votre quotidien est-il impacté par la situation actuelle? Je n'ai jamais été aussi riche qu'aujourd'hui. Les gens achètent des armes en masse et viennent profiter de la vie en consommant encore plus d'alcool qu'à l'accoutumer. Quoi de mieux pour moi que cette situation.
Quel est votre opinion sur la manière dont les politiciens et les instances judiciaires gèrent la crise ?  Les politiciens décident un peu ce qu'ils veulent ce n'est pas mon problème, ils peuvent instaurer diverses règles les gens ne feront qu'une chose, les transgressés parce que la race humaine est ainsi, ils n'apprécient pas les règles.
Ce que je voudrais être ?  C'est quoi cette question sérieusement ? Comme s'il y avait mieux que moi, non mais n'importe quoi, je ne sais même pas pourquoi je m'évertue à perdre mon temps à répondre à ça.
Ce que je déteste par-dessus tout ?  Les drogués. S'il y a bien quelque chose qui me répugnent au plus haut point ce sont les petits drogués toujours défoncés ça ne me sort par les yeux.
Quel serait mon plus grand malheur ?  Être défiguré. Oui mon visage sert bien dans mon métier que voulez-vous je suis un peu superficiel.
Comment j'aimerais mourir ?  D'une crise cardiaque à l'âge de soixante-dix ans dans les bras d'une charmante blonde ou d'un bel étalon musclé. L'argent peut exhausser tous les souhaits.

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Sören Nielsen
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 11:19

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Ce sont les passions dont nous méconnaissons l'origine qui nous tyrannisent le plus

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"C'que je veux dire c'est que la famille c'est inévitable, c'est comme les impôts ou la mort."

« Soren !! Viens mettre la table !! » La voix de ma mère retentit dans toute la maison. Je suis assis tranquillement dans le canapé et je me mets à soupirer en entendant cela. Je n'avais aucune envie de me lever et d'arrêter ma lecture pour aller mettre la table. Pourquoi c'était toujours à moi de faire les corvées de toute manière ? J'allais me retrouver à table en face de ma famille que je n'aime pas. J'ai dix ans et mon père imagine que je suis en pleine crise d'adolescence précoce, une crise existentielle qu'ont tous les adolescents mais à un âge plus avancé d'habitude. Je suis pourtant sûr que c'est autre chose. Je ferme donc mon livre en soupirant et je m'active à mettre le couvert sous le regard de ma mère qui guette tous mes faits et gestes. « C'est toujours à moi de faire ça. » « Putain t'es toujours en train de te plaindre ce n'est pas possible, ferme là un peu Sören et termine que l'on puisse enfin manger. » Oui avec ma génitrice, il n'y avait aucun moyen de discuter, je n'avais jamais le choix, soit je finissais de mettre la table sans discuter, soit j'allais dans ma chambre sans manger, encore une fois. « Ben alors Saucisse, qu'est-ce qu'il ne va pas ? » La voix de mon ainée me rend fou de rage, avant même que je me retourne pour la voir. Ce surnom me suit depuis mon enfance. C'est quoi le rapport entre Soren et Saucisse sérieux ? Tout ça parce qu'enfant j'étais un peu enrober et j'aimais bien manger des saucisses. Du coup avec son frère ils avaient trouvés ensemble ce sobriquet idiot qui n'est jamais parti. Ce n'était pas un surnom gentillet que l'on utilise pour plaisanter entre frères et sœurs, non-non c'était de la moquerie pure et dure. Comme chaque fois que ma sœur ouvre la bouche je l'envoie balader. « La ferme Lilas. » Parce que j'avais beau avoir dix ans je n'avais pas vraiment ma langue dans ma poche, du moins avec mon frère et ma sœur parce qu'en dehors j'étais plutôt le gentil garçon qui la ferme. Entre frère et sœur il y a toujours des disputes mais là c'était totalement différent dans ma famille. On se haïssait vraiment. Ce n'était pas des disputes pour s'amuser, c'était de la méchanceté gratuite et toujours sur ma tronche. J'étais le cadet de la famille, je me suis toujours senti différent, comme une pièce rapportait. « Oh mon pauvre chou, tu n'as toujours pas compris que maman ne t'aimait pas et c'est pour ça que tu es dans sa ligne de mire à chaque fois ? » Je dois bien l'avoué, j'avais déjà pensé à cette hypothèse, ma mère ne m'aimait pas autant qu'elle pouvait aimer Lilas ou même Cameron. Peut-être qu'elle avait une préférence, après tout dans toutes les familles il y a un laissé pour compte s'est bien connu, non ? « Qu'est-ce que tu racontes encore. » « Ben quoi ? Tu ne t'es rendu compte de rien ? Tu n'es pas notre frère voyons. Tu as vu ta tête ? Tu ne ressembles à personne de la famille. » Touché. Ça aussi j'y avais déjà pensé. « N'importe quoi ! Tu ne sais pas de quoi tu parles. » J'étais en colère parce qu'elle avait réussi son coup cette garce, elle m'avait blessé. J'étais blessé de voir que ma propre sœur, mon propre sang ne voyait en moi qu'un simple étranger. Difficile de vivre avec ça sur la conscience. « Je ne dis que la vérité, regarde-toi, on est tous bruns dans la famille, t'es le seul blond. Tu ne trouves pas ça bizarre toi ? » Elle entortillée ses doigts crochus autour de ma chevelure blonde. Soudainement Cameron arrive juste derrière, il avait bien entendu toute la conversation et il ne manquait jamais de mettre son grain de sel. « J'avoue. En plus tu n'as pas du tout notre caractère. » C'est vrai je n'avais pas du tout le caractère des Nielsen, j'étais plutôt calme comme gamin, je ne cherchais pas les embrouilles, je lisais des livres, je jouais du violon et de la guitare, je commençais à apprendre le français. Bref tout le contraire d'eux. « Ben encore heureux. » Les cris et les ricanements ont interpellé notre père. Ses pas lourd se dirigent vers le salon, Lilas et Cameron, que je surnomme avec affection Hansel et Gretel se sont sagement assied sans rien dire. Notre père prenait toujours ma défense dans n'importe quelle situation. « Qu'est ce qu'il se passe ici ? » Je me mets automatiquement à sourire quelques instants et je me retourne enfin vers mon père en faisant une tête particulièrement triste. « Ils disent que je ne suis pas votre fils, que je ne ressemble à personne dans cette maison. » « Vous n'avez rien d'autre à faire vous deux. Dans vos chambres et à vos révisions. » J'étais fier de moi. J'arrivais toujours à faire ce que je voulais de lui, peu importe le sujet. Puis une fois que les deux autres étaient partis dans leur chambre je lève le regard vers mon père. « Papa... Est-ce qu'ils disent la vérité ? » « Bien sûr que non mon chéri. » Mensonge. Je lisais en lui comme dans un livre ouvert et à ce moment précis il me mentait, j'allais chercher la vérité même si elle était douloureuse. Je me suis mis à sourire avant de finir de mettre la table tout en ressassant cette histoire dans ma tête toute la soirée.

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" Le temps passe et fait tourner la roue de la vie, comme l'eau, celle d'un moulin. "

« Monsieur Nielsen, est ce que ça va aller ? Vous vous sentez bien ? » Mes yeux s'ouvrent difficilement et je me retrouve en face d'un homme habillé en blanc dans une chambre stérile avec des fils reliés à mon corps. Qu'est ce que je faisais ici ? Mes yeux se referment tous seul j'ai dû mal à accepter la lumière qui me brule la rétine. Pourquoi j'avais autant mal aux côtes et à la jambe ? J'ai l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur. « Où est-ce que je suis ? » Je ne sais pas pourquoi je pose la question je sais très bien ou je suis la question, c'est pourquoi je suis là. « Vous êtes à l'hôpital Monsieur Nielsen, vous vous souvenez de quelque chose ? » « Non de rien du tout. Où est ma famille ? » Le médecin cesse de parler et me regarde comme si je venais de lui poser une colle, comme s'il n'avait pas de réponse à ma question. « Nous... Nous avons fait ce que nous pouvions mais votre père était décédé avant l'arrivée des secours. Quant à votre mère elle n'a pas tenu le coup et elle est décédée il y a quelques heures. » Ma poitrine se compresse en entendant ça, j'étais orphelin, ma mère et mon père étaient décédés dans un accident de voiture. Je ne me souviens même pas être allé dans une voiture. J'ai eu du mal à ouvrir la bouche après ce choc-là. « Mon frère et ma sœur ? » Je n'aimais pas Lilas ni Cameron mais ils étaient mon frère et ma sœur je ne souhaitais pas leurs morts. Jamais je ne souhaiterais cela à quiconque. « Votre sœur est en soin intensif et votre frère est dans un état critique. » C'était bien trop en une fois. Je soupire pour ne pas pleurer je ne veux pas fondre en larmes devant ce médecin même si des larmes il a dû en essuyer dans toute sa carrière. « Je peux me reposer une minute docteur ? » « Bien sûr oui. » Il a épargné ma pudeur et dès qu'il a refermé la porte derrière lui je me suis totalement écroulé. Mes sanglots étaient incontrôlables, mes membres se secouaient m'envoyant des décharges électriques dans le ventre. J'avais que treize ans bon sang personne ne devrait vivre ce genre de drame à mon âge. C'est au bout de deux bonnes heures que j'ai fini par m'endormir à bout de forces, les yeux gonflés, ma souffrance m'avait engloutie.

« Tu l'as revue, putain on avait un accord Erik si j'ai accepté ce que j'aie accepté c'était pour ne plus revoir cette pouff dans notre vie. » J'étais bien présent dans la voiture mais j'ai l'impression que je rêve, peut être que ce sont simplement mes souvenirs, pourquoi ma mère hurle comme ça sur mon père ? Surtout devant nous. Qui était cette pouff dont elle parlait ? « Ce n'est pas le moment d'avoir ce genre de conversation Kirsten. » Elle tremble, ce n'est surement pas de la peur juste de la colère. Jamais je n'avais vu ma mère dans cet état auparavant. Et au vu de la réaction de Lilas et Cameron, eux non plus. « Au contraire c'est le bon moment, raconte donc à tes trois enfants ce que tu faisais de tes nuits. Raconte donc la vérité à ton cher fils. » Je déplace mon regard sur mon père qui se trouve côté passager. Il avait quelque chose d'important à me raconter ? « Papa ? » « Soren ne te mêle pas de ça ! » Ça au moins c'était fait, je n'avais rien à dire de plus. Alors que mes deux parents continuent à se disputer violemment ma sœur prend la parole tout doucement pour ne pas attirer l'attention. « Tu vois je te l'avais dit maman ne t'aime pas. » Elle le disait pour me faire de la peine je le savais mais à ce moment précis plus qu'à n'importe quel moment j'étais persuadé qu'elle avait raison. « La ferme Lilas. » Ma voix avait raisonné dans tout le véhicule c'est la première fois que je parle ainsi à ma sœur devant mes parents. « Soren fait attention à ton langage. » Je hoche la tête, honteux d'avoir déçu mon père avec ce genre de langage, il était strict sur le vocabulaire à la maison. Je joue avec mes doigts avant de couper une nouvelle fois la dispute qui se profile toujours à l'avant. « Maman ? Est-ce que tu m'aimes ? » Elle tourne la tête vers moi, alors qu'elle conduit et me répond froidement. « Tu veux savoir la vérité Soren ? La réponse est non et tu veux savoir pourquoi ? Eh bien pour la simple raison que... » Et puis plus rien. Le noir complet. J'imagine que ma mère n'a pas vu la voiture nous foncer dessus. Qu'est-ce qu'elle voulait me dire ?

Je me réveille en sursaut et en pleure, ce rêve ou plutôt ce souvenir est totalement bouleversant pour l'adolescent que je suis à cette époque-là. Lorsque je fixe la porte j'entrevois une femme devant mon lit, une belle femme blonde que je ne connais absolument pas. « Bonjour Soren. Comment te sens-tu ? » Je me relève légèrement prêt à appeler les médecins si elle venait me faire du mal. On ne sait jamais avec tous les psychopathes qui trainent par ici. « Vous êtes qui ? » Et la réponse fut immédiate. « Je suis ta mère. » Et là je me mets à rire ce n'était pas drôle mais la situation était plutôt comique quand on y pense. Je venais de perdre ma mère et une autre femme que je ne connaissais pas venait m'apprendre que j'étais son fils, elle devait surement se droguer il n'y avait aucune autre explication. « J'ai rencontré ton père quand j'avais dix-sept ans, il était mon professeur et j'en suis tombée amoureuse, on a eu une histoire ensemble et je suis tombée enceinte de toi. Mes parents étaient fous furieux en apprenant ma grossesse, ils voulaient que j'abandonne mon bébé alors j'en ai parlé à ton père qui t'a élevé avec sa femme... » Ce n'était plus aussi drôle maintenant que les explications étaient données. C'était même plus logique. J'admirais la jeune femme à mes côtés. Je dois admettre que nous avions un petit air de famille, son sourire triste, la forme de ses yeux, ses longs cheveux blonds, il était clair qu'elle ne mentait pas. « Dégagez de ma chambre. Maintenant !!! » Elle n'a pas insisté heureusement pour elle parce que j'allais lui jeter au visage tout ce que je pouvais attraper. Il me fallait du temps. Il fallait que je comprenne.

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"L'humain n'est pas né pour changer le monde, mais pour le détruire."

« Hans, j'ai vraiment faim là, je ne peux pas aller en cours avec l'estomac vide. » Mon beau-père relève les yeux de sa télévision en me voyant poster devant lui. Il aura fallu que j'ouvre la bouche pour qu'il daigne m'adresser un regard alors que j'étais planté là depuis au moins cinq bonnes minutes. Mon estomac criait famine et croyez moi pour que je m'abaisse à demander de la tune à cet enfoiré c'est que je crève la dalle. « J'en ai rien à foutre de tes problèmes mon gars, va voir ta pute de mère elle aura peut-être de la tune dans son sac. » Je lève les yeux au ciel quand il me dit cela. Oui depuis l'accident de voiture j'ai été placé chez ma mère biologique Ellen mais elle n'est rien d'autre qu'une espèce de poule de luxe qui se fait entretenir par tous ses amants de passage et qui n'est jamais là pour moi. Je l'a déteste autant que je haïs son mari Hans mais au moins je ne suis pas dans un foyer comme Lilas qui en plus d'avoir perdu sa mère et notre père avait aussi le décès de son frère jumeau sur le cœur. Je ne sais pas trop ce qu'elle devient mais en tout cas elle ne doit pas être en meilleur état que moi. « Elle n'est pas là. J'ai déjà été voir dans la chambre. Tu n'as pas 50 DKK (monnaie danoise) à me prêter jusqu'à ce qu'Ellen rentre ? » Je n'appelais pas ma mère par son nom, j'avais passé treize ans de ma vie à appeler Kirsten maman alors je n'allais surement pas appeler une femme que je ne connaissais pas maman. Surtout pas elle. Quelle déception de voir que ma mère biologique ne m'aime pas plus que ma mère adoptive. Les femmes sont toutes pareilles. Bonnes à rien. « Tu veux mon fric petit con ? Tu es sûr de toi ? » Je hoche la tête. Je n'avais pas vraiment le choix. « Je n'ai pas mangé depuis deux jours j'ai vraiment faim, alors oui même si je dois me rabaisser à te demander de l'argent je le fais. J'en ai vraiment besoin. » Il se lève de son canapé et je baisse le regard vers l'objet de son éternel désir j'ai toujours imaginé que son corps était incarcéré dans ce meuble. Ils ne faisaient qu'un, je ne l'avais encore jamais vue debout sur ses pieds depuis que je suis là. Soit environ six mois. « Ok, je veux bien te filer 200 DKK même mais à partir d'aujourd'hui tu me dois une faveur, on est bien d'accord ? » De nouveau je hoche la tête. Putain tu vas me les filer ses billets. Je vais être en retard en cours ! « Oui d'accord tout ce que tu voudras. » Un sourire carnassier s'affiche sur son visage glacial. Il avait des dents !! Merde j'ai perdu mon pari avec moi-même j'aurais juré qu'il n'en était pas doté. Deuxième choc dans une seule journée ça va être dur de faire mieux c'est sûr. « Bon alors voilà ce que tu dois faire, je te donne les sachets le soir après l'école et toi tu vas écouler le stock là où je te dirais d'aller et nulle part ailleurs, compris ? » « Compris. Et, je gagne quoi dans cet échange de bon procédé ? » Je hausse un sourcil en attendant sa réponse, non mais il ne faut pas croire je ne suis pas un abruti non plus je risque de me faire prendre et tabasser alors que lui il est affalé là et je n'aurais rien ? Il rêve. « 1% sur tout ce que tu vends. » Je me mets à rire dès qu'il dit ça non mais il n'y a pas écrit pigeon sur mon front non plus. « 20% et je marche. » « J'ai dit 1% mon gars pas 20. » Sérieux il me prenait pour un abruti ce n'était pas possible autrement. « Et moi je te le répète c'est 20% ou ta dope et toi vous pouvez crever. » Il passe sa main dégueulasse dans mes cheveux, je vais le buter. « T'es dur en affaire mon petit. Ça marche va pour 20% alors mais ne fait pas de connerie sinon je le saurais et je te promets que tu regretteras que cet accident de voiture ne t'ai pas tué avec ta famille. » J'attrape les billets et avant de partir je dis à voix haute, assez fort pour qu'il l'entende un gentil mot d'amour. « Connard. » Puis je m'en vais en cours. Voilà comment à quatorze ans je suis devenu un petit dealeur à la sauvette. D'abord je fournissais mes amis à qui je faisais payer un peu plus cher que prévu pour garder le reste au fond de mes poches, ras le bol d'être dans la merde et ensuite à de véritable client, Hans était ravi, sa coke disparaissait et il ne levait pas son gros cul du canapé, un bonheur pour nous deux.

« Aller mon mignon, je suis sûre qu'il y a un moyen de s'arranger, on le fait avec Hans, je lui montre toute ma reconnaissance et ensuite il m'offre ma petite dose de cocaïne. » Je regarde cette blonde me faire du charme et je me mets à sourire, elle était sérieuse ? Elle voulait coucher avec moi pour un sachet de coke ? Les gens sont vraiment dingues dans ce pays finalement. J'avais quinze ans et mes hormones me jouaient sérieusement des tours, je regarde la femme devant moi, c'est vrai elle était pas mal, un peu ravager par la drogue, son visage était creusé, mais son corps parfait me rendait tout chose. Peu importe son visage finalement je ne suis pas là pour la regarder juste pour faire ma petite affaire et partir. « Ce n'est pas une mauvaise idée, on peut toujours essayer. » Et c'est dans cette ruelle sombre que j'ai perdu ma virginité, pantalon sur les chevilles, jupe simplement relevée. Rien de très romantique, je vous l'accorde mais c'était plutôt pas mal. Je remets mon pantalon et glisse mes doigts dans mes cheveux pour les remettre en état. Avant de glisser mes doigts dans le soutien-gorge de ma partenaire de jeu et d'y extraire des billets que je mets dans mon pantalon. « Tu m'excuses hein mais je prends ça avec moi. » Elle ouvre la bouche sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche, elle ne savait surement pas quoi dire, surprise du coup que je venais de lui faire. « Ouai, même le plus beau cul du monde ne vaut pas le fric ma belle. » Et c'était ce que je pensais, je n'avais aucune envie de vivre avec Hans et Ellen plus longtemps alors je n'allais pas faire crédit à une bonne femme simplement parce qu'elle m'avait offert mon premier orgasme. Ma main aussi pouvait le faire et elle ne me demandait pas d'argent ensuite. « T'étais plutôt pas mal mais tu ne valais pas une dose de coke. Même pas un rail. » Connard ? Non pas du tout juste réaliste. Et je suis parti comme ça, la laissant à moitié nue dans la ruelle avec pour seule compagnie un sachet de cocaïne à ses pieds, dans dix minutes elle ne se souviendra même plus de mon visage alors ce n'est pas très grave. J'étais devenue une ordure je le sais mais la vie m'a appris à me préserver.

« J'ai tout perdu Hans, ils m'ont tout piqué ses ordures. » J'étais plein de bleu, des hommes m'avaient suivi et attaqué dans une ruelle, coup du hasard la même ruelle qu'avec la blonde. Ils m'ont tabassé et laissé baignant dans mon sang. Ils avaient pris ma drogue, mon argent et même mes chaussures. Bande d'enfoiré. Seconde fois en plus d'un an qu'Hans se lève de son canapé. Je lève le regard vers lui sans rien dire de plus, j'étais assez blessé pour qu'il voie que je ne mentais pas. Je n'en reviens pas que ça m'arrive à moi pourtant je faisais toujours attention. « QUOI ???????? Tu as plutôt intérêt à trouver un moyen de me rembourser mon petit gars sinon ta tête sera bientôt en première page des journaux. » Je soupire en l'entendant dire cela, ok je sais il va m'enterrer dans un parc si je ne le rends pas son fric mais je ne sais pas vraiment comment faire pour lui rendre. Je vais me débrouiller, doubler les tarifs de la drogue qu'il me file, taper dans mes économies, je ne sais pas encore. Néanmoins je sors de la maison après avoir récupérer de la cocaïne et des chaussures et je m'en vais à la recherche de client un peu plus riche, les gros clients qui sont livrés que par des professionnels, des pointures du métier, pas par un gamin qui pourrait leur filer de la farine ou du sucre. C'est alors que je faisais mon troisième client de la soirée que je l'ai vu arrivé vers moi, costume, cravate, il n'avait rien avoir avec un client c'était un flic, mon radar savait les reconnaître. J'ai couru le plus vite possible mais je me suis fait harponner par son collègue qui se faufiler subtilement derrière moi. « Monsieur Nielsen nous vous arrêtons pour possession de substance illicite et trafic de drogue. Vous avez le droit de garder le silence... » Et tout le blabla que vous entendez dans les films policiers, que j'avais le droit de garder le silence, que j'avais le droit à un avocat, bref rien de bien intéressant. « Je suis mineure de toute manière je n'irais pas en prison. » « Ouai surement mais tu iras faire un tour en maison de redressement, c'est bien pire que la prison là-bas. » Je n'avais pas pensé au centre de redressement, la vache ça ne va pas être drôle tous les jours là-bas. J'ai appris sur le trajet que c'est Hans qui m'avait balancé. Connard.

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"Rien ne supprime le chagrin ; mais le vrai coeur le rend utile et bénéfique."

« Alors mon petit on veut faire régner la loi ici ? » Voici Hans 2.0 un type du même acabit qui n'arrête pas de me suivre toute la journée, je ne sais pas pour quelle raison il ne m'apprécie pas mais au moindre faux pas il n'hésite pas à m'en mettre une ou alors à me foutre en isolement. L'isolement c'est sûrement le pire endroit qui existe sur terre, une pièce pourrie qui laisse à peine la place pour les jambes, avec un trou dans le sol pour faire ses besoins et une fente au niveau de la porte pour recevoir un bout de pain dur et un demi-verre d'eau par jour. Rien de bien réjouissant mais depuis deux ans j'avais pris l'habitude. Il faut dire que je passais plus de temps en isolement qu'avec les autres, je me battais sans arrêt avec le reste du groupe. Mon caractère de merde m'empêcher de la fermer comme les autres et je me frotter sans arrêt aux chefs de bande. Il ne faut pas croire la maison de redressement c'est pareil que la prison et pire que les rues. Il y a des bandes de garçons plus vieux qui en font baver aux plus jeunes surtout les petits nouveaux. Plongeant votre tête dans la cuvette des chiottes. Repas avec des morceaux de verre dedans. Des crachats dans l'eau et la nourriture, bref on a le droit à un beau florilège de connerie plus grosse les unes que les autres. D'habitude les gens la ferment dès le premier jour et acceptent le traitement pendant un ou deux mois avant de devenir docile comme un petit caniche. Manque de chance je n'étais pas ce genre de garçon alors depuis deux ans j'étais la tête de Turc mais ne croyez pas que je me laisse faire, bien au contraire. Rien qu'aujourd'hui j'ai cassé le nez de mon camarade de cellule et j'ai brisé le doigt d'un type qui me cherchait au réfectoire, c'est pour cela que je me retrouve – encore - dans ce bureau. « Pas du tout. J'évite seulement les coups-de-poing. » Ce qui était vrai, je ne cherchais pas les embrouilles je riposter seulement. « Tu ne réponds que lorsque je t'en donne l'ordre, j'espère avoir été clair. » Je me reçois un coup de bâton sur la main, un jour je lui ferais bouffer ce bâton et ça ne sera surement pas par la bouche. J'ai les doigts rouges mais je l'ouvre quand même. « Comme de l'eau de roche, m'sieur. » L'homme se tortille sur sa chaise et devient rouge de colère. J'avais l'art et la manière de le rendre fou furieux. « Qu'est-ce que je viens de te dire !! » Il frappe de nouveau mais j'enlève mes mains avant qu'il n'atteigne sa cible. « C'est vous qui me parler je ne fais que répondre à vos questions ! » Logique. Il se lève et je fais de même prêt à me battre avec lui s'il lève la main sur moi, un coup de bâton ok mais pas un coup-de-poing. « Trois jours en isolement te tenteraient ? » Je hoche les épaules, mon maximum étant quinze jours alors pourquoi pas. « Si vous voulez. » Et sans dire un mot il m'a enfermé dans la pièce noire. La première fois la moiteur des murs, l'odeur d'urine et d'excréments ainsi que la noirceur de l'antre est un calvaire mais il faut apprendre à occuper son esprit, réfléchir à ce que l'on fera en sortant du centre, répéter encore et encore des citations de livre, de personnage célèbre, réviser l'algèbre, l'anglais, parler de tout et de rien avec soi-même bref tout faire pour ne pas devenir dingue. « La sagesse des vieillards, c'est une grande erreur. Ce n'est pas plus sage qu'ils deviennent, c'est plus prudent. » Cette citation était tirée du roman l'Adieu aux armes. J'entends la porte s'ouvrir et mes yeux se plissent sous l'effet de la lumière, hum c'est vraiment déplaisant, ça fait déjà trois jours que je suis là ? Pas possible. Mes yeux se posent sur l'homme en face de moi, un gardien pas beaucoup plus vieux que moi peut être vingt-cinq ans pas plus. Il est charmant, un corps parfait, des traits fins, un sourire à tomber par terre, je n'ai jamais été attiré par les hommes mais lui était vraiment un dieu vivant. J'imagine que les femmes doivent se battre pour lui et les hommes aussi, cette pensée me fait sourire avant qu'il n'ouvre la bouche et que je reprenne mon masque froid. « Tu cites Ernest Hemingway ? » Je suis surpris, non pas qu'il connaisse Hemingway, quoi que, mais qu'il me parle normalement. « Oui. C'est si surprenant que ça ? Ce n'est pas parce que je suis un délinquant que je ne peux pas avoir un peu de cultures. » Il se met à sourire un peu plus, ce sourire il ferait baver n'importe qui, reprends tes esprits bordel qu'est-ce qu'il t'arrive. « Je n'ai pas dit ça Soren, c'est juste que j'entends rarement ce genre de chose par ici. » Je hausse un sourcil en l'entendant dire cela, il connaissait mon nom ? Comment est-ce possible ? Finalement, ce n'est pas vraiment surprenant son supérieur avait dû lui faire ma pub. « D'ailleurs pourquoi tu es ici ? » « Trafic de drogue. » Il semble surpris par ma manière de le dire, peut être mon manque de sentiment dans ma réponse, oui j'avais été pris pour trafic de drogue et j'avais eu de la chance d'avoir des circonstances atténuantes. Un accident qui avait emporté mon père, ma mère adoptive et mon demi-frère. Une mère biologique jamais présente et un beau-père assez salaud pour me vendre aux flics. Ça avait joué en ma faveur. « À l'âge de quinze ans ? Comment tu es tombé là-dedans ? » De nouveau, je hoche les épaules en soupirant, il compte me faire un interrogatoire ? « J'avais besoin d'argent pour partir et mon beau-père m'a donné cette alternative, j'ai accepté et il m'a dénoncé ensuite. J'imagine que je lui prenais trop d'argent. » Et c'était surement le cas, il avait dû trouver quelqu'un de plus naïf que moi finalement. « Combien 1% ? 5 % ? 10 ? » Je me mets à rire pourquoi fallait-il que tout le monde imagine que je prendrais seulement 1% de la commission ? « Non, je n'étais pas assez idiot pour ça je lui prenais 20% et ensuite je revendais plus cher pour me faire une marge plus conséquente. » Logique, je n'allais pas me faire avoir toute ma vie par un homme bedonnant incapable de se relever de son fauteuil pour prendre une bière dans le frigo. « Eh bien... C'est très astucieux ça. Est-ce que ça te plairait que je te donne des cours pour relever ton niveau ? Comme ça une fois parti d'ici tu pourras intégrer une grande école. » Cet homme était vraiment surprenant, pour quelle raison faisait-il ça ? Avait-il pitié de moi ? Voulait-il me mettre au pas comme les autres ? Me prenait-il pour un de ses abrutis que l'on peut appâter avec un morceau de viande, de grande étude par exemple ? Je le pensais sincère c'est pour cette raison précise que j'ai répondue oui.

« Je te aime. » Son rire me fou des frissons dans tout le corps. Une mèche de ses cheveux se glisse en douceur devant ses yeux et je n'ai qu'une envie la remettre à sa place, il m'apprend le français et croyez-moi il est sexy quand il parle cette langue. Nicolas venait de Paris et il me racontait tout ce qu'il avait vu dans sa ville, tout ce qu'il y avait à faire dans son pays, mes yeux étaient toujours remplis d'étoiles en l'entendant parler. « Non, je t'aime. Redis-le encore. » Son regard s'ancre dans le mien, il me rend dingue, je ne sais pas si c'est le manque de femme dans cet endroit ou une préférence sexuelle qui se réveille au bout de dix-huit ans, mais j'avais envie de déposer mes lèvres sur les siennes. De les mordiller en glissant mes doigts autour de sa chevelure brune. « Je t'aaiime. » Il me sourit de nouveau, il m'apprend beaucoup de choses que je ne connaissais pas, il a une telle culture, il a tellement voyagé, il m'emmène des livres dans ma cellule et m'apprend patiemment sa langue, j'imagine parfois que si j'avais eu un professeur comme lui auparavant je ne serais surement pas ici aujourd'hui. « C'est ça oui. Tu es doué. » Je remets ses cheveux derrière son oreille et il ne semble ni en colère ni surpris ça le fait sourire simplement, est-ce qu'il lui arrivait de ne pas sourire ? « J'ai un très bon professeur surtout. » « Tu veux faire quoi maintenant ? » Je me mordille la lèvre sans rien dire. J'ai l'impression que lui aussi est attiré par moi, du moins je l'espère je n'ai aucune envie d'être ridicule ensuite. Tant pis, je préfère me ridiculiser plutôt que de ne pas essayer au moins une fois ce genre d'envie. Je le prends par la nuque avant de glisser mes lèvres sur les siennes avec douceur, il ne me repousse pas ce qui est plutôt une bonne chose alors que le baiser prend un peu plus d'ampleur il s'écarte et me laisse sans voix. « Ce n'est pas une bonne idée, je suis un instructeur tu es un pensionnaire. » Tu es un gardien et je suis un prisonnier ça je le sais parfaitement bien, je me fichais de son statut et du mien, franchement comme si les directeurs de cette prison regardaient qui couche avec qui. Ils s'en foutent totalement. « Tu n'en as pas envie ? » Je m'approche de lui mais je ne touche pas ses lèvres. J'attends plutôt sa permission. Avide de sentir de nouveau ses lèvres contre les miennes. « C'est... » Mais il ne termine pas la phrase et m'embrasse à nouveau. La chaleur s'empare de nous et rapidement nos vêtements tombent un a un avant que nous nous retrouvions au lit. C'était extraordinaire je dois bien l'avouer. Après la folle dans la ruelle j'avais eu d'autres aventures et bien mieux que ce coup rapide mais c'était différent. Je ne dirais pas que je suis homosexuel plutôt que je suis bisexuel j'aime les étreintes tendres et passionnées avec une femme et la fougue des hommes, de cet homme. C'est à cet instant précis que j'ai compris que je pourrais faire ma vie avec personne parce que je ne serais jamais totalement comblé. Avec Nicolas nous sommes restés six mois ensemble, six mois à faire comme si nous ne nous connaissions pas avant de finir dans n'importe quelle partie du centre ne serait-ce que quelques secondes pour s'embrasser. C'était une relation passionnée, un véritable changement. Néanmoins nous continuions nos cours ensemble, je sais parler français convenablement, je connais parfaitement les œuvres de Rimbaud, Hugo et Shakespeare. Je peux reconnaître un tableau de Van Gog au premier coup d'œil. Et bien entendu il m'a appris quelques notions de commerce que je ne connaissais pas. C'était dans cette section-là que je voulais me lancer. Une fois mes diplômes obtenus et ma majorité enfin acquise je pouvais enfin partir de ce trou à rat, laissant Nicolas derrière moi comme un beau rêve que je n'oublierais jamais. « Tu es vraiment extraordinaire, j'espère que tu auras tout ce que tu désires, ne fait plus de conneries d'accord ? » Nous étions enfin en dehors de l'établissement et je pouvais l'admirer sans ses habits réglementaires totalement hideux. Nous étions aussi libres de faire et dire ce que nous voulions, j'étais majeur et un citoyen libre en plus. « Promis, je ne ferais plus de conneries. Tu m'as tellement appris, je t'en serais éternellement reconnaissant. » Je remets sa mèche de cheveux en arrière conscient que c'est la dernière fois que je le vois. « Tu penseras un petit peu à moi là où tu iras. » Je souris, évidemment que je penserais à lui, je partais dans son pays, je ne pouvais pas faire autrement que de penser à lui. « Toujours. Je t'aime. » C'était faux mais je trouvais ça romantique de lire à ce moment précis et son sourire en disait long, il était heureux que je le fasse. « Moi aussi je t'aime. » Et c'est après un baiser que je suis enfin parti, abandonnant mon enfance et mon premier véritable petit ami.

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" Pourquoi tu l'aimes alors qu'il ne t'aimera jamais en retour ? Et toi, pourquoi tu respire alors que tu vas mourir un jour ? "

« Bonjour, je m'appelle Soren, je te regarde travailler depuis tout à l'heure et je me disais... » Cette belle rousse lève ses yeux verts vers moi et je souris de toutes mes dents pour paraître agréable, nous sommes dans le même cours depuis quelques mois déjà. J'ai enfin pris mon envol et avec le peu d'argent que j'avais mis de côté avant de me faire embarquer j'ai pu prendre un billet d'avion pour partir en France. Je comptais intégrer une école de commerce ce que j'ai fait non sans avoir galéré un moment avant de me trouver un boulot et un logement convenable. Elle sourit un moment aussi et laisse tomber son visage sur son bouquin m'ignorant totalement. « Va crever plus loin. » Mon français n'était pas totalement au point parce que j'ai cru comprendre que je devais aller crever ailleurs. Pourquoi elle me dit ça ? « Pardon? » Elle relève de nouveau la tête vers moi avant de prononcer d'autres mots en articulant un peu mieux comme si j'étais sourd et que je devais lire sur ses lèvres. « En plus tu es sourd ? Je t'ai dit d'aller crever plus loin. Tu crois que je ne te vois pas venir monsieur Don Juan ? Si tu crois que tu vas me mettre dans ton lit en me faisant des yeux de chiens battues et un sourire ravageur tu rêves alors autant que tu t'en ailles. » Merde elle m'a vue venir à des kilomètres. Je prends un air totalement choqué, j'étais bon acteur, je le suis toujours d'ailleurs. « Euh, ben... J'étais juste venue te demander ton bouquin, je viens d'arriver et je n'ai pas eu le temps de d'acheter mes bouquins encore. » Ce qui n'était pas totalement faux. « Pardon... C'est juste que tu n'es pas le genre de type qui étudie d'habitude. » Je hausse un sourcil en l'entendant dire ça. Je suis quel genre de type alors ? Je ne pensais pas que je donnais l'air d'un homme totalement dépourvu de cerveau, je n'étais plus un gamin de quinze ans quand même, j'avais vingt ans et les études étaient importantes pour moi. Comment avoir du fric si on ne trouve pas un vrai boulot ? « Ah bon ? Ils sont là pourquoi les gars comme moi ? » « Pour faire la fête, draguer le maximum de femme et ensuite partir chez papa et maman. » Je me mets à rire en l'entendant dire cela. Ah bon je peux passer pour un fils à papa ? Deuxième coup dur de la journée, je ne pensais pas que je refléter ce genre d'image. « Je ne suis pas un fils à papa et maman loin de là, je travaille au bar qui fait l'angle j'habite un appartement lugubre et rempli de rat et je voudrais tes bouquins pour en faire des photocopies parce que je suis presque sûr que je n'aurais pas l'argent pour me les acheter avant la fin de l'année. » J'étais un peu en colère parce que oui je l'avoue j'étais vexé qu'elle me prenne pour un type dans ce genre-là. Elle change totalement de tête au fur et à mesure de mes affirmations, tout était vrai. Je vivais dans un studio lugubre mais bon ça faisait l'affaire pour dormir et je travaillais dans un petit bar le soir et les week-ends pour pouvoir vivre un peu. « Je... Je suis vraiment désolé, Soren c'est ça ? Moi c'est Cloé. Je veux bien t'aider si tu veux, on pourrait réviser ensemble tous les jours jusqu'à ce que tu t'en sortes. Tu en penses quoi ? » Je hoche la tête sans rien dire avant d'ouvrir de nouveau la bouche. « Tu veux plus que j'aille crever plus loin ? » Elle se met à sourire et je lui rends son sourire aussi. « Idiot, vient là. » Round 1 gagné, la petite frigide ne m'a pas vu venir finalement. À l'attaque du second round.

« Tu as un accent, tu parles bien français mais j'ai l'impression que tu ne viens pas d'ici. » Je lève les yeux vers Cloé en souriant, cela faisait maintenant deux mois que je travaillais avec elle quand je le pouvais, nous nous étions rapprochés mais elle ne semblait pas vouloir céder à mes avances même si elles étaient particulièrement subtiles. Quand j'avais une idée en tête je ne l'avais pas autre part, je ne voulais pas lâcher l'affaire et tant qu'elle me repoussera je resterais comme un chien près d'elle, j'avais des occasions d'aller voir ailleurs mais je la voulait-elle et personne d'autre pour l'instant. « C'est vrai j'ai vécu jusqu'à mes dix-huit ans au Danemark. » Elle me regarde comme si j'étais la huitième merveille du monde, le même genre d'étoile dans les yeux que j'avais en regardant Nicolas quand j'étais un peu plus jeune et plus naïf. Est-ce qu'elle m'aimait finalement ou me trouvait-elle simplement fascinant ? « Parle-moi un peu de ton pays Soren. » Je hoche la tête et je lui parle donc du Danemark du moins ce dont je me souviens j'ai l'impression que ça fait dix ans que je l'ai quitté alors que cela ne fait que deux ans seulement. Je lui parle de mes endroits préférés, les restaurants que je fréquentais quand je vivais encore avec mes vrais parents. Je lui parle même de ma demie sœur Lilas qui vit désormais avec un homme et qui a refait sa vie, elle a repris le contrôle de sa vie et elle a bien changé, j'ai eu quelques contacts avec elle depuis ma sortie de la maison de redressement. Elle m'arrête au bout d'un moment en déposant ses doigts sur mes lèvres, est ce que je parlais trop ? C'était possible une fois lancé je ne m'arrête jamais. « Embrasse-moi. » Elle avait susurré cela de manière tellement sexy que j'ai abdiqué et que je l'ai embrassé. Round 2 gagné. Passons aux choses sérieuses maintenant. Plus les semaines sont passées et plus elle m'offrait sa confiance, moi je ne rêvais que d'une chose enlever ses vêtements sur son dos. Son corps était parfait avec des vêtements alors j'imagine très bien sans. Et un soir elle m'a offert ce que je demandais. Le round 3 était terminé et j'avais de nouveau gagné, les trois premières victoires me revenaient. « Je t'aime. » Je me tourne vers elle en souriant sans rien dire au début, déposant seulement mes lèvres sur les siennes avant d'ouvrir de nouveau la bouche. « Moi aussi je t'aime tu sais bien. » Et de nouveau je mentais à croire que je n'aimais personne. J'avais menti à Nicolas. J'avais menti à Cloé. J'étais un manipulateur et j'arrivais toujours à mes fins. Parfois grâce à mon charme et d'autres fois grâce à une technique bien dégueulasse, dire je t'aime ça semblait si important, pour moi ça me fait un peu le même effet que si je lui demandais de me passer le sel. Les mois et même les années sont passés, j'ai continué mes études avec Cloé et nous avons terminé dans les premiers de notre classe. Ensemble nous étions forts. Inséparable. J'allais bien entendu voir ailleurs mais Cloé était une femme formidable et je ne souhaitais pas lui faire de mal, je l'aimais peut-être finalement. Est-ce que c'est ça l'amour ? Se sentir si bien avec une personne que l'on ne ressent pas le besoin de voir une autre personne quand elle est là ? Peut-être bien. « Monsieur Nielsen voulez-vous prendre pour épouse Mademoiselle X pour le meilleur et pour le pire... » Je regarde le maire devant nous. Je n'en reviens pas que je suis ici, j'ai tout juste vingt-quatre ans et je suis devant un maire avec Cloé à mon bras dans sa robe de mariée. Cela n'avait rien d'une blague, je l'avais demandé en mariage et elle avait accepté il y a un an. Pourquoi ? Je n'en sais foutrement rien. À quel moment m'avait-elle manipulé pour que l'on en arrive là ? « Oui je le veux. » Guerre terminée, elle avait gagné. Putain j'étais marié !

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"La jalousie ? C'est comme le sel sur un steak. Il ne faut pas exagérer mais elle est indispensable."

« C'était qui cette fille ? » Je relève les yeux de mon téléphone sans rien dire au début, de qui elle me parlait au juste ? J'avais bon nombre de conquête en ce moment et je ne savais pas qui elle avait pu voir. « Pardon ? » « Emilie, cette pouff blonde à qui je t'ai vue parler hier soir au restaurant ? Et qui t'envoie des texto à deux heures du matin. » Ah. Emily. Une belle jeune femme de dix-huit ans, ma nouvelle conquête de la semaine. Naïve comme je les aime. Elle pense que je suis dans un mariage malheureux et qu'elle peut me faire divorcer de ma femme. Mais elle se ment à elle-même, tous les hommes mariés qui trompent leur femme ne quittent jamais leur femme pour leur maîtresse de passage. Jamais. Et je ne fais pas exception à la règle. « Tu fouilles dans mon portable en plus ? J'en ai vraiment ras le cul de ta jalousie mal placé Cloé ! » Ben oui parce qu'en plus d'être trompé je remets la faute sur elle. Je sais très bien que c'est salaud mais je m'en fous royalement c'est ainsi que j'aime être. Je voyais qui je voulais et je n'avais aucun compte à rendre, même pas à la femme qui partage ma vie depuis cinq ans déjà. « Je parle encore à qui je veux alors arrête de me prendre la tête. » Elle s'approche de moi et je vois son petit corps frêle se tendre signe qu'elle était vraiment folle de rage. C'est souvent que je me dispute avec Cloé parce que je ne cache pas mon infidélité, je trouve ça idiot à force de cacher ses erreurs on finit par se faire un ulcère et par se faire choper, moi je n'en fais pas autant, je donne mon numéro de téléphone portable à mes maîtresses, je rentre parfois avec du rouge à lèvres sur ma chemise et je sens le parfum. Toujours. « Ne me prends pas pour une conne Soren ça a le don de me rendre folle, tu crois que je ne sais pas que tu tapes tout ce qui bouge quand j'ai le dos tourner ? » Je me mets à sourire en l'entendant dire cela et je reprends la parole. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Ne tourne pas le dos alors. » Boum. Une grosse gifle en pleine gueule, ça te fait reprendre tes esprits mon petit Soren ? Même pas. Je reste impassible parce que ce n'est pas la première gifle que je me prends. Et ça ne sera pas la dernière. « Tu es vraiment un enfoiré égoïste. Tu ne trouves rien d'autre à répondre à ça, tu n'essaies même pas de démentir ta nouvelle liaison. » Pourquoi je le ferais ? Elle sait déjà tout. Je ne suis pas comme ces types dans les films qui même attrapés la main dans le sac par leur femme continue à dire que ce n'est pas ce qu'elle croit. « Arrête Clo', ne prends pas cet air surpris, je ne suis pas devenu ainsi avec le temps, quand tu m'as connu j'étais déjà comme ça non ? Alors ne joue pas la femme surprise par mon changement de comportement soudain. Tu croyais vraiment qu'un simple bout de ferraille greffé à mon doigt et un papier signer aller me faire changer du tout au tout ? Tu croyais que pour la simple et bonne raison que j'avais dis oui il y a trois ans j'allais soudainement devenir un petit chien tranquille qui reste cloitré avec sa bonne femme H24 ? » Elle reste silencieuse signe que j'avais touché au but et que j'avais raison. « Non. Tu savais très bien qui j'étais et c'est cette manière de voir la vie qui t'a séduite. Tu ne m'apportes pas tout ce que je recherche Cloé. Alors oui, je cherche ailleurs mais ce n'est pas pour autant que je ne tiens pas à toi. » C'était vrai je tenais à Cloé, je l'appréciais même mais je ne l'aimais pas, je ne lui resterais jamais fidèle j'avais trop besoin de plaire et de voir d'autres femmes et d'autres hommes que ma propre femme. « Tu tiens à moi ?? C'est la meilleure de l'année ça !! JE tiens à toi, je te suis fidèle, je n'ai jamais regardé un autre homme dans la rue. Quand on tient à quelqu'un on se barre pas en pleine nuit pour aller sauté une autre. Alors, oui c'est vrai je pensais que ton caractère s'assagirait avec le temps que tu regarderais plus les autres femmes, j'étais naïve mais là je n'en peux plus. » Si tu imaginais une seule seconde que je reste près de toi toute ta vie oui tu es bien naïve ma chérie. « J'ai bien accepté de me marier avec toi pour te faire plaisir. J'ai accepté il y a quelque temps que l'on fasse un enfant alors que tu sais très bien que les gosses m'insupportent. Alors non je ne suis pas un égoïste, je suis honnête avec toi. Si toi aussi tu veux aller voir ailleurs grand bien t'en fasse je ne vais pas te retenir mais ne m'oblige pas à être quelqu'un que je ne suis pas juste pour tes beaux yeux. » De toute manière je ne le ferais jamais et elle le savait. Elle avait le choix finalement, soit elle restée et je continuais ma petite vie, soit elle divorcée. « Je ne comprends pas ce que je fais de mal Soren. Pourquoi tu ne m'aimes pas. Ça fait cinq ans que l'on se connait maintenant, pourquoi je ne te suffis pas. » Je soupire longuement en l'entendant à moitié geindre, je ne supporte pas les pleurs. « Tu es une femme extraordinaire Cloé, je suis attaché à toi mais tu n'auras jamais mon coeur. » « Et cette Emily ? » Je hausse un sourcil en l'entendant dire cela. Elle plaisantait là Emily n'était rien de plus qu'une maitresse sur mon tableau de chasse. « Emily non plus et les autres avant non plus et les autres après non plus, je ne me contenterais jamais d'une seule femme. » Et d'un seul homme. Mais ça ma femme ne sait pas que la gent masculine me séduit aussi, elle péterait les plombs. Non pas qu'elle soit homophobe mais elle supporterait encore plus mal que son mari la trompe avec un homme.

« Alors, on fait... » Et là avant même qu'elle ne finisse sa phrase elle est tombée sur le sol sans que je n'aie le temps de l'attraper. Se tortillant et ne répondant pas à mes appels répétés. J'ai compris qu'elle faisait une crise d'épilepsie j'avais un ami à la fac qui en faisait j'ai donc appelé une ambulance tout en faisant attention à ce qu'elle n'avale pas sa langue dans sa crise. « Votre femme a fait une crise d'épilepsie monsieur Nielsen, est ce que ça lui arrive souvent ? » Cela fait cinq ans que je connais Cloé et elle n'a jamais fait ce genre de chose, du moins pas à ma connaissance. « Non c'est la première fois qu'elle fait ce genre de chose, est-ce qu'elle va bien ? » La mine de son médecin m'apprend que quelque chose cloche, j'ai déjà vu ce regard après l'accident de voiture, ma femme était décédée j'en étais persuadé. J'ai besoin de m'asseoir alors qu'il reprend la parole. « Nous aimerions lui faire quelques tests avant de la laisser sortir, est-ce que votre femme se plaint de douleurs en ce moment ou a-t-elle un comportement différent de d'habitude ? » Je hausse les sourcils non mais il est con celui-là ou quoi pourquoi il tire cette tête alors qu'elle est en vie ?? « C'est vrai que depuis quelque temps elle se plaint de maux de tête violents, d'étourdissements et de nausées mais ma femme et moi cherchons à avoir un enfant on n'y a donc pas fait vraiment attention. » Et c'était vrai. Puis moi aussi j'avais des migraines ce n'est pas pour autant que j'étais malade, si ? « Souffre-t-elle de changement d'humeur ? Troubles de la mémoire ou de difficultés de concentration ? » Là c'est sûr avec ses questions il avait un diagnostic en tête mais il ne me dira rien tant qu'il n'en est pas sûr. « Seulement de changement d'humeur et de trouble de la mémoire mais c'est principalement parce que nous passons un mauvais cap dans notre couple. » Il hoche la tête et note ce que je viens de lui dire sur sa feuille. « Nous allons lui faire des analyses et nous reviendrons avec les résultats vous voir. » Je hoche la tête à mon tour et il m'indique la chambre de ma femme. Peu importe les disputes, les infidélités je tenais assez à elle pour me faire du souci. « Comment tu te sens ? » Je m'approche de son lit et je prends sa main dans la mienne, elle est pale et elle tourne les yeux vers moi. « Pas très bien. Merci d'être venu avec moi. » C'était une évidence, je n'allais pas la laisser toute seule dans cet endroit. « Je resterais toujours près de toi Clo'. » Les médecins sont ensuite venus et lui ont fait tout un tas d'analyses, j'étais là pour chacun d'entre eux pour la soutenir moralement. Je ne pouvais rien faire d'autre.

« Madame Nielsen, nous avons les résultats des analyses vous êtes atteint d'une tumeur au cerveau. » Le choc est rude pour elle comme pour moi. Je reste silencieux et je regarde ma femme hochais la tête comme si elle était résignée, est-ce que c'est notre mariage qui a détruit son envie de vivre ? Est-ce que j'y étais pour quelque chose ? Non pas dans sa maladie mais dans son désintérêt soudain de la vie. « Combien de temps il me reste ? » Je me demande comment elle a réussi à dire ce genre de chose, j'aurais jamais pu moi, je préfère être dans le déni. « Pas plus de six mois madame, votre tumeur a été découverte bien trop tard. Nous sommes désolés. » Le médecin nous abandonne tous les deux dans cette chambre et je reste silencieux, je ne sais pas vraiment quoi dire après ça. Cela faisait bien longtemps que je n'étais pas devenu muet. C'est elle qui prend la parole en premier. « Finalement tu n'auras pas à me supporter plus de six mois tu vois. » Elle se met à sourire, un sourire triste mais je ne pense pas la même chose qu'elle. Je glisse mes doigts autour de ses cheveux puis je la serre fort dans mes bras. Enfouissant ma tête dans son cou. « Je suis tellement désolé Cloé. » Je ne sais pas vraiment de quoi j'étais désolé, de l'avoir traité ainsi pendant tout ce temps. De lui avoir parfois parlé comme si elle était un chien ou alors de ne pas m'être rendu compte avant qu'elle aller mal. « Tu peux t'enfuir si tu le souhaites les six prochains mois risquent d'être difficiles. » Je relève les yeux vers elle et je dépose mes lèvres sur les siennes. Avant de murmurer à son oreille. « Je resterais près de toi. Jusqu'à la fin. » Et c'est ce que j'ai fait. Je suis resté près d'elle, jusqu'à la fin, croyez-le ou non je suis même devenue fidèle pendant six mois. Sa mort fut longue et pénible pour elle, elle souffrait beaucoup et j'étais totalement inutile. J'aurais aimé pouvoir l'aider un peu plus, prendre un peu sa douleur, la soulager de n'importe quelle manière. La dernière chose qu'elle m'a dite c'est je t'aime. Et je n'ai même pas eu le temps de lui dire que moi aussi.

LA SUITE DANS MON DERNIER MESSAGE, JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE JE N'AI PAS PU FAIRE AUTREMENT MON DERNIER "CHAPITRE" M'A FAIT DÉPASSER LA LIMITE AUTORISÉE DU MESSAGE.  affraid  affraid 




DERRIERE L'ECRAN

Hey moi c'est Stéphanie j'ai 25ans je vous ai trouvé Grâce à PRD mais là c'est un double compte, Tashounette se multiplie  siffle  et je pense que ah ben il est nul hein c'est pour ça que j'ai décidé de faire un DC c'est bien connue i love you . J'ai bien lu le réglement je sais que vous aimez les Saumon .
Code:
[b]Nicolaj Coster Waldau[/b] ► [i]Sören Nielsen[/i]

Propriété de Nine O' Shock (c) So'


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J'ai alors compris que les hommes ne peuvent se satisfaire de rêves réalisés, car il reste toujours l'idée que tout peut être refait, en mieux.


Dernière édition par Sören Nielsen le Ven 15 Aoû - 22:19, édité 7 fois
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Shiloh Ravenswood
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Côté coeur : mes histoires d'amour ont toujours eu une fin dramatique faut croire que c'est pas mon destin. Même si je refuse d'y croire... que jessaie j'essaie et que je me ramasse lamentablement.
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 11:25

OMFG c'est lui ton malade?  yeah yeah yeah yeah yeah yeah yeah yeah yeah  gosh ce qu'il est hot  sex shower sex shower sex shower  hate de te lire et rebienvenue huhuhu


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Thomas J. Adams
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 11:51

Buuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh t'es sex avec un barbu brille

haha j'ai hâte de lire l'histoire de soren, vu que j'ai eu le caractère en avant première héhé

en tous les cas, bon courage ma louloute Very Happy


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Sören Nielsen
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 12:52

Shiloh : Oui c'est lui le malade enfin pas un malade plutôt une grosse pourriture  mouahah 
Faut se méfier de son apparence sexy au petit   

Thomas : Je suis toujours sex  héhé 
Oui l'histoire arrive j'en ai écris une partie déjà  brille
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Jacob A. Rivers
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 16:08

OMG tant de sex appeal en un seul personnage :bave:
Rebienvenue belle gosse héhé
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 16:35

Bawahaha j'avoue t'es sex sous tes visages brille
 yeah uhuh j'aurais peut être la réponse à ma question mais pourquoi est_il aussi méchant ? Very Happy


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 17:08

Jacob : ça te donne pas envie de changer de bord mon petit Jack ?  siffle 

Thomas : Mais non il est pas méchant  siffle 
C'est un homme adorable, Tasha est méchante Sören lui c'est un petit ange.  ange 


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 18:24

Ouais mais y a des exceptions au changeage de bord, je veux dire Nikolaj est tellement sexy, est-ce qu'on peut vraiment lui résister de toute façon? siffle
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Dim 10 Aoû - 19:25

Mais non résiste pas mon chou, résiste pas  siffle 


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Mar 12 Aoû - 11:42

Rebienvenue Tasha  brille have fun avec ce joli monsieur *GOT powaa*


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Ven 15 Aoû - 21:39

Merci ma belle  nnana 
Et oui GOT bave Mais promis pas de relation incestueuse à la Cerseï et Jamie  

EDIT : VOICI LA FIN DE MA FICHE DÉSOLÉE POUR L'ESTHÉTISME MAIS JE N'AI PAS PU FAIRE AUTREMENT.  Crying or Very sad Crying or Very sad 




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"T'es l'enfant de quelqu'un donc tu ne peux pas être personne."

Depuis le décès de Cloé je me suis juré de ne plus jamais tombé dans le panneau et de ne plus avoir de relation aussi longue, plus de mariages, plus de fiançailles juste assez de manipulations pour avoir toutes les femmes et les hommes que je veux dans mon lit. J'ai fait du chemin depuis, je suis partie de Paris et j'ai habité un peu partout sans jamais revenir au Danemark ni en France. Les souvenirs restent derrière j'avais dit adieu à mon épouse, j'avais dit adieu à Nicolas et à ma demi-sœur Lilas je ne souhaitais plus entendre parler d'eux désormais. J'ai vécu quelques années intéressantes en Colombie mais je ne m'attarderais pas sur ce que j'y ai fait, seulement j'ai eu l'occasion de me faire pas mal d'argent et c'est après ça que je suis venu m'installer à Washington, les Etats-Unis n'étaient pas vraiment l'endroit que je souhaitais absolument voir mais pourquoi pas finalement. Et j'ai bien fait. Là-bas j'ai pris en main une vieille boite de nuit dans les quartiers un peu chauds de la ville, cela a mis du temps et m'a coûté un maximum d'argent mais rapidement la boite à vue le jour et aujourd'hui elle est la plus connue de Washington les gens se bousculent pour rentrer et je suis riche à millions. Mais je suis un homme d'argent moi et si je peux me faire encore plus d'argent je le fais. C'est ainsi que ma boite de nuit est devenue aussi un regroupement de mafieux, de petits délinquants en tout genre cachés dans l'ombre ils attendent le bon moment pour faire des affaires avec moi. Pour les négociations il faudra voir avec moi et personnes d'autre je ne délègue pas. Vous vous demandez surement ce que je peux bien vendre dans cette boite de nuit ? Non pas de drogue. Non pas de prostituée non plus – quoi que un jour peut être que j'étendrais business sur ce terrain-là. Mon business ce sont les armes à feu. Et la conjoncture actuelle est parfaite pour ce terrain-là. Je m'en mets plein les poches.

Un mois plus tôt. Sagement installé au bar de ma boite je suis en charmante compagnie, une jolie femme certes mais pas très intelligente, peu importe ce n'est pas son cerveau qui m'intéresse à cet instant précis. « Encore en train de draguer ?? Tu m'avais promis de m'être fidèle !! T'es qu'un salaud !! » Une jolie blonde s'approche de nous et hurle sur moi comme si elle me connaissait, je fronce les sourcils je ne reconnais pas du tout cette femme, est-ce que j'ai déjà couché avec ? Non ce n'est pas possible je me souviens peut-être pas des prénoms de mes maîtresses mais je me souviens au moins de leur visage et elle elle ne me dit rien. Ma proie de la soirée me regarde choquer et ouvre la bouche. « Tu es marié ? » Non mais n'importe quoi, elle ne va pas croire cette folle en plus ? « Absolument pas. Vous êtes qui ? » Je m'adresse à la jeune femme qui est sans aucun doute complètement folle ou paumée je ne sais pas vraiment. « Et en plus tu fais semblant de ne pas me connaître alors que je suis enceinte de ton deuxième enfant, j'ai tout quitté pour toi, le lycée, ma famille et toi tu fais quoi tu vas séduire une espèce de prostituée de luxe dans une boite de nuit. » J'ai envie de rire tellement la situation est comique, non mais j'hallucine, comme si j'étais assez fou pour faire un gamin à une gamine. Je ne prends pas mes amantes aux berceaux non plus je suis plus un gamin je les préfère plutôt mure et expérimenté. La situation me fait sourire parce qu'elle est totalement inconcevable pour moi mais ça ne plait pas du tout à ma compagne de la soirée. Ma proie de la soirée me regarde choquer et ouvre la bouche. «  ça c'est pour m'avoir menti. » Et Boum une bonne gifle en pleine figure-là ça me fait moins rire tient. La blonde s'approche juste après elle. « Oui sale enfoiré. Tiens. » Et une deuxième. Putain-là ça m'énerve encore plus, je me lève et je me retiens de lui en mettre une et je ne sais même pas comment j'ai réussi à me contrôler. J'attrape ses épaules et je la bloque contre le bar. « Non mais ça ne va pas espèce de cinglé, je ne te connais même pas ! Va te faire soigner ma petite. » Je la relâche parce que je me sens fulminé et que c'est loin d'être une bonne chose me connaissant. « Oh ça va, c'était drôle quand même, non ? » Et elle se met à rire après avoir dit cela, je me rassois parce que je trouve ça pas drôle déjà et qu'en plus je ne sais même pas qui elle est. « Vraiment très marrant, allez dégage maintenant. » Elle s'assoit près de moi néanmoins. « Monsieur Nielsen ne faites pas cette tête ce n'est pas comme si vous ne pouviez pas avoir toutes les femmes dans ce bar. » Ah d'accord je commence à comprendre maintenant, elle voulait que je lâche la fille avec qui j'étais pour elle. J'avais l'habitude de ce genre de chose. « Je ne suis pas attiré par les petites pimbêches dans ton genre. » « J'espère bien. » Je fronce de nouveau les sourcils. Là je suis totalement perdu. « Soyons honnête l'un envers l'autre d'accord ? Même si c'était très drôle de faire partir Miss Monde de votre table j'ai quelque chose à vous dire de très important. » « T'as cinq minutes pas une de plus. » Elle hoche la tête et se remet à parler. « Vous connaissez Camille X ? » « Non. » Et c'était vrai ce nom ne me dit absolument rien. « Vous l'avez rencontré il y a longtemps c'était la colocataire de Cloé votre femme, ça vous revient ? » Comment elle connaissait Cloé elle. Mais maintenant je me souviens bien de cette Camille. « Hum oui peut être j'ai eu beaucoup de femmes dans ma vie petite. Donc vient-en aux faits. » Je prends mon verre et j'avale quelques gorgées de mon cocktail, j'en avais bien besoin. « Eh bien tu as couché avec elle, hum ? Et neuf mois plus tard devine qui est apparue ? Eh oui papa la cinglée c'est ta fille, heureux ? » Je me suis étouffé avec ma boisson quand elle me dit ça, je ne me sens pas bien du tout à cet instant, mon cœur bat à cent à l'heure, non ce n'était pas possible. Elle avait quoi cette gamine, vingt, vingt et un an, j'étais papa ce n'était pas possible. « Putain, il manquait plus que ça. » Ma réaction ne lui fait ni chaud ni froid elle continue de sourire et reprend la parole. « Oh tu n'es même pas heureux de me voir ? » Ça en était trop et je suis parti.

« Papa ! » Elle est là, cela fait une semaine que je l'ai vue pour la première fois et là elle est assise devant ma porte il est six heures du matin et elle essaie, vainement, de se lever en trébuchant plusieurs fois, je me penche vers elle et lui offre une main qui se veut aimable. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Elle sourit mais elle regarde dans le vide, elle prend ma main et se relève, elle s'appuie sur la porte pour tenir debout, je m'approche d'elle et j'attrape son menton pour regarder ses yeux de plus près. « Tu as pris quoi ? » Elle se met à rire comme une débile sans rien me dire, je lève les yeux au ciel, je sais très bien qu'elle n'est pas saoule elle a pris de la drogue. Je n'allais tout de même pas la laisser seule devant ma porte alors qu'elle est totalement défoncée. Je suis sans cœur certes mais elle est de mon sang, je n'ai pas besoin de test de paternité pour savoir que cette petite est ma fille. Ça se voit. « Allez vient, rentre euh... Je ne sais même pas ton prénom. » « Areuha » « Quoi ? » Elle soupire un moment et ferme les yeux comme si elle cherchait son prénom. « Anna. » J'attrape Anna par le bras et j'ouvre la porte tout en tentant de la garder droite sur ses jambes. La drogue n'a jamais été mon truc j'ai toujours trouvé ça horrible et j'ai jamais aimé cette atmosphère je n'en ai jamais consommé non plus, j'imagine que c'est parce que je ne supporte pas de perdre le contrôle. Je l'amène avec moi à l'intérieur de ma maison, mon antre et elle titube accrochée à mon bras, enfonçant ses ongles dans ma chair comme si elle avait peur que je l'abandonne. Je l'allonge donc dans mon lit et la couvre un peu. « Tu vas te reposer un peu et on parlera à tête reposée demain. » Elle enfouit son visage dans mon oreiller avant de susurrer quelque chose que je n'ai pas l'habitude d'entendre. « Merci. » C'est très rare d'entendre quelqu'un me remercier et je l'accepte totalement. Une fois qu'elle dort je prends sa veste et j'enfouis mes doigts dedans je suis à la recherche de la substance qu'elle a prise et je retrouve un sachet de cocaïne à moitié vide, évidemment. Je jette la poudre blanche dans les toilettes avant de m'asseoir près d'elle, j'espère simplement qu'elle ne fera pas une overdose dans mon lit. Le lendemain  je me lève courbaturer de ne pas avoir pu dormir convenablement et je me prépare un café, c'est à ce moment-là que sa frimousse blonde se ramène près de moi. « Bonjour. Je suis vraiment désolée pour hier soir. Je ne sais pas pourquoi je suis venue jusqu'ici. » Quand je la regarde je me dis que physiquement nous nous ressemblons effectivement mais nous n'avons pas le même caractère jamais je ne me serais excusé, jamais. « Ben vu dans l'état dans lequel tu étais-je ne sais même pas comment tu es arrivée jusqu'ici, d'ailleurs comment tu as su où je vivais ? » « C'est un de tes employés qui me l'a dit. » Je ne sais pas qui est le crétin qui a donné mon adresse à Anna mais je vais le tuer. S'il y a bien quelque chose auquel je tiens, c'est ma tranquillité. « Ça fait longtemps que tu prends de la cocaïne ? » « Comment... Tu... » Son visage se décompose lentement en m'entendant parler de cocaïne et elle met ses mains dans ses poches comme pour se rassurer. « J'ai fouillé dans tes poches quand tu t'es écroulée comme une loque sur mon lit. Alors depuis combien de temps ? » Là elle voit rouge et c'est à ce moment précis que je me vois en elle, une partie de moi est bien présente au fond d'elle. « Non mais je rêve !!! Tu as jeté ma dose de cocaïne ?? Tu sais combien ça coute ça ?? » Je me mets à rire, évidemment que je sais combien ça vaut. « Oui je sais très bien et j'en ai strictement rien à cirer alors depuis combien de temps ? » « Arrête de faire celui qui s'en soucies tu en as rien à foutre de ma gueule alors je veux que tu me rembourses pour cette dose. Je ne sais pas pourquoi je suis venue jusqu'ici pour te voir. T'es qu'un sale égoïste, les gens, tu t'en balances il n'y a que toi qui comptes dans ta petite vie minable, toi et le fric que tu peux te faire sur le dos des gens. » Je hoche la tête pour approuver ses dires effectivement, j'étais un égoïste et alors ? Elle ne m'apprend absolument rien là. « Oui, et alors ? Écoute ma petite Anna tu n'es pas la première personne à me balancer ce genre de chose et tu ne seras pas la dernière si je devais m'attarder sur ce que les gens disent de moi je ne serais enfoui dans une dépression sans limite, maintenant assied toi et arrête de gueuler. » Elle s'assoit sagement en restant silencieuse je pouvais voir tous ses muscles se contractaient signe qu'elle fulminait au fond d'elle. « Pourquoi t'es venu à Washington me retrouver après tout ce temps ? » « Ma mère est morte. Et je suis seule, sans un sous, sans appartement, ma mère est partie à Londres en apprenant sa grossesse, elle a vécu seule jusqu'à son décès il y a un an elle m'a laissé tellement de dettes que j'ai perdu notre maison et je n'ai pas pu finir mes études. Je suis tombée dans la cocaïne à ce moment-là. Je ne te demande pas grand-chose juste d'être un père correct quelques semaines le temps que je puisse me retourner. » Je ne pouvais que comprendre ce qu'elle ressentait, j'avais perdu mes parents moi aussi même si à cette époque j'étais quelqu'un de totalement différent. Je soupire avant de reprendre la parole. « Tu as gagné... Mais je te préviens si tu reviens une fois de plus défoncée je te mettrai dehors sans aucun remords. » Et c'est en se serrant la main que nous avons conclu notre marché, aujourd'hui je me retrouve avec une gamine de vingt et un an sur les bras, accro à la drogue et dont je ne sais quoi faire.




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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Ven 15 Aoû - 22:17

Ahah, cette classe de dépasser la limite autorisée dans un post What a Face
Re-Bienvenue du coup Very Happy


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Ven 15 Aoû - 22:24

Première fois que ça m'arrive de dépasser  Very Happy 
Et merci mademoiselle  brille 

Voilà fiche terminée  Let’s dance… Let’s dance… 


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Ven 15 Aoû - 22:26

Dans le temps je dépassais souvent puisque la limite de caractère était de 16 000 ou un truc comme ça Razz
Mais ils ont rehaussé le niveau, donc faut avoir écrit une bonne tartine pour dépasser maintenant, donc je ne peux que te féliciter d'avoir fait une histoire aussi étoffée, même si le codage y joue un petit peu Wink


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Sam 16 Aoû - 8:19

 
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Félicitations tu es validé!

 

J'sais que c'était pas gai mais 'est mal de dire que j'ai rit parfois? Pour les baffes pour ces répliques cinglantes et pour les je t'aime pour faire plaisir? C'est pas seulement son environnement mais Soren est un putain de sociopathe en fait! Dis moi Chloé il l'a vraiment aimé sur les 6 mois de son lit de mort? Je me demande si c'est pas le coté glauque de la chose. Putain la gamine tu vas avoir du fil a retordre xD.Comme promis tu reçois ta paire de chaussons moelleux pour visiter le forum. Bienvenue à la maison! Tu peux commencer par aller poster [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et effectuer toutes les autres demande pour ton personnage dans [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. N'hésites pas à participer [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et aller poster dans les fiches des autres. Le staff est [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] pour toutes questions.

A toi de jouer Invité


   
 



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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Sam 16 Aoû - 9:17

Non non c'est pas mal, moi aussi j'ai bien rigolé en écrivant ma fiche, je trouvais que mettre quelques touches d'humour dans mon histoire ferait de Soren un homme moins "horrible"  siffle 
C'est exactement ça c'est un sociopathe qui le vit très bien en plus  Very Happy 
Non sa femme il ne l'a jamais aimer même sur son lit de mort, il a juste fait un effort pour qu'elle souffre moins mais il n'a jamais aimer personne dans sa vie   


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Sam 16 Aoû - 9:18

haha c'est ce que je me disais en lisant xD

aaah j'avais eu un doute en fait j'étais pas sur mais je pensais que les six mois d'hosto avaient offert "un coeur" à Soren xD


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Sam 16 Aoû - 11:34

Tu joues que des sociopathes tfaçon Mais j'avoue bien joué pour ta fiche! brille
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Sam 16 Aoû - 11:36

naan pas que brille Kiwi, Léandro et Tamara ils étaient meumiiii brille


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Sam 16 Aoû - 12:37

Non non les six mois de maladie n'ont pas donner un coeur à cet homme il est irrécupérable  siffle 

Mais non Jack je ne joue pas que des sociopathes Shiloh vient de t'en donner quelqu'uns mais c'est juste que tu les as pas connus  mdr 

Ma petite Tamishou elle me manque celle ci  brille Y a aussi eu Mattéo et Stew, il était pas méchant le petit dealeur de drogue  siffle 


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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    Mer 20 Aoû - 16:27

Pfiou... Jeune homme ! Tu me donnes envie de faire un TC pour jouer ton frère ! Quoi qu'une groupie, ou une maîtresse, ça peut être intéressant aussi... Ne divaguons pas, j'étais juste passée te dire bienvenue !
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MessageSujet: Re: Celui qui est capable de maîtriser son coeur est capable de conquérir le monde. • Sören    

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